SOCIÉTÉ ARCHÉOLOGIQUE DU MIDI DE LA FRANCE

Fondée en 1831 et reconnue d'utilité publique par le décret du 10 novembre 1850

Hôtel d'Assézat, Place d'Assézat - 31000 TOULOUSE - FRANCE
Sur Internet : http://www.societes-savantes-toulouse.asso.fr/samf/ - Courriel : s...@pyrenet.fr

GROUPE DE TRAVAIL SUR LA MAISON AU MOYEN-ÂGE DE CAHORS, LOT
Ce sont quelque trois cents bâtiments des XIIe, XIIIe et XIVe siècles qui peuvent actuellement être identifiés intra muros, en élévation. S'il s'agit parfois de vestiges, les édifices sont le plus souvent suffisamment bien conservés pour permettre des restitutions très complètes de leur état médiéval.

La plus ancienne maçonnerie est antérieure au XIIe siècle. Une trentaine de bâtiments peuvent être datés du XIIe siècle : ce sont pour la plupart des constructions en pierre, mais la brique apparaît à la fin du siècle, pour se généraliser au siècle suivant. Le décor des maisons est encore de style roman pendant toute la première moitié du XIIIe siècle, jusqu'à ce qu'il soit remplacé sans transition par le vocabulaire ornemental du gothique du nord, dont l'irruption marque la francisation de la capitale du Quercy. La fin du XIIIe siècle et le début du XIVe voient l'apparition de la baie à remplage puis l'adoption de la croisée. Quelques grandes demeures patriciennes, hôtels et palais, sont alors édifiées à côté de maisons « bourgeoises » qui se caractérisent par la qualité de leur construction et leur confort.

Deux maisons à façade en pan-de-bois antérieures à 1400 sont conservées et constituent des jalons précieux pour ce type de construction.

La ville de Cahors a fait l'objet d'une étude « d'inventaire topographique » par le Service de l'Inventaire général de la Direction régionale des Affaires culturelles de Midi-Pyrénées. Les dossiers sont consultables au Centre de documentation du patrimoine. À chacun correspond une notice informatisée versée sur la base « Mérimée » du Ministère de la culture, base de données consacrée au patrimoine architectural de la France : dans le catalogue des édifices qui suit, l'existence d'une notice est signalée par l'icône qui permet d'accéder au formulaire d'interrogation de la base.

L'étude sur les maisons médiévales a été publiée : Cahors, ville et architecture civile au Moyen Âge (XIIe-XIVe siècles).- Paris : Éditions du patrimoine, 1999 (Cahiers du patrimoine, n° 54) ; 256 p. [présentation de l'ouvrage]

Bibliographie sommaire

MONTARNIER (Jean-Louis). L'architecture civile médiévale à Cahors, 1200-1350.- Mémoire de D.E.A. sous la direction de M. le professeur J. Gardelles, Université de Bordeaux III, 1986, multigraphié ; 79 p., ill.

SCELLÈS (Maurice). Cahors, ville et architecture civile au Moyen Âge (XIIe-XIVe siècles).- Paris : Éditions du patrimoine, 1999 (Cahiers du patrimoine, n° 54) ; 256 p. [présentation et plan de l'ouvrage]

SCELLÈS (Maurice). L'architecture civile de Cahors aux XIIe, XIIIe et XIVe siècles, dans Mémoires de la Société Archéologique du Midi de la France, t. LV (1995) ; p. 77-111. [résumé de thèse ; compte rendu par Pierre Garrigou Grandchamp dans Bulletin monumental, t. 154 (1996), p. 174-176 ; résumé en ].

SCELLÈS (Maurice). Structure urbaine et architecture civile de Cahors aux XIIe, XIIIe et XIVe siècles.- Thèse sous la dir. de M. le professeur Yves Bruand, Toulouse : Université de Toulouse-Le Mirail, 1994 ; 2 vol. texte 411 + 266 p., 3 vol. planches.

SÉRAPHIN (Gilles). Cahors et la vallée du Lot.- Cahors : Éd. Études et communication, 1990 (Coll. Guides Tourisme et patrimoine) ; 112 p.

Images de la ville

CATALOGUE
des maisons des XIIe, XIIIe et XIVe siècles de Cahors

Les références cadastrales sont celles du plan de 1982.

Anne-Besse (rue), n° 6 (cad. CE.62 ; n° 66 rue du Portail-Alban)

Sur la rue Anne-Besse surtout subsistent quelques vestiges d’un bâtiment de la fin du XIIIe siècle (?) : portail à encadrement richement mouluré, piédroits de deux fenêtres géminées à l’étage. Ceux-ci conservaient les traces (détruites) des fausses-briques peintes qui soulignaient les encadrements des baies.
annebesse- Cahors au moyen-âge
Bergougnoux : voir rue du Docteur-Bergougnoux

Bouscarat : voir rue du Docteur-Bouscarat

Bousquet (rue du), n° 68 (cad. CE.35)

L’édifice, qui aurait fait partie du collège de Rodez fondé en 1371, présente une entrée en retrait de rue et se développe autour d’une grande cour à l’arrière du n° 82 rue du Bousquet. L’état actuel ne permet pas d’y reconnaître le programme d’une maison. Une étude complète serait nécessaire pour préciser les dispositions médiévales.
Galerie à arcades datable du XIVe siècle ; fausses-briques peintes sur le mur ouest de la galerie, décor peint à faux-appareil et frise dans une salle en rez-de-chaussée ; charpente peut-être antérieure à 1400.

Bibliographie : CALMON (Jean), PRAT (René), Les cadastres des XVIe et XVIIe siècles de la ville de Cahors (1500-1606-1650), 1ère partie : Cahors : 1947-51, 372 p., p. 197 et plan h.t. n° 327 ; DAYMARD (Joseph), Le vieux Cahors, Cahors : 1927, p. 72-73.

Bousquet (rue du), n° 82 (cad. CE.34 ; rue Saint-Pierre)

Grande demeure de la seconde moitié du XIIIe siècle, à tour sur rue. Le corps principal bâti le long de la rue Saint-Pierre a été surélevé d’un étage au XVe siècle.
L’escalier médiéval, à deux volées droites séparées par un repos, est conservé ; il est porté par deux arcs segmentaires rampants établis au-dessus de l’escalier qui descend à la cave.

Catonne (impasse), n° 36 (cad. CE.218-220, 331 ; n° 15-35 rue Nationale)

Dans un ensemble recomposé, vestiges de bâtiments du début du XIIIe siècle. Sur l’impasse Catonne, élévation en brique à deux niveaux de fenêtres géminées. Les encadrements sont en pierre au premier étage, en brique au second. Dans la cour du n° 15 rue Nationale, au deuxième étage du corps arrière, fenêtre ternée.
Chapiteaux à feuilles lisses et boules, ou têtes humaines ; deux chapiteaux à corbeille lisse et macarons et feuilles lisses et boules dans la fenêtre ternée.

Catonne (impasse), n° 46 (cad. CE.217 ; n° 43 rue Nationale)

Élévation en brique de la seconde moitié du XIIIe siècle. Les vestiges permettent de restituer deux niveaux de fenêtres géminées, dont une, à jour d’écoinçon, est entièrement conservée. Le haut comble ouvert à piliers de brique est le seul encore visible dans la ville. Porte et arcades de boutique conservées au n° 43 rue Nationale.
Porte-bannes.

Chantrerie (rue de la), n° 35 (cad. CE.143 ; rue des Variétés)

Classé M.H. en 1990.
Grand édifice public en brique du XIVe siècle (?), peut-être une loge de marchands. Sur la rue de la Chantrerie, deux grandes arcades séparées par deux portails centraux en rez-de-chaussée, deux baies géminées séparées par une grande cheminée centrale à l’étage. La cage d’escalier actuelle, du XVIIe siècle, occupe sans doute l’emplacement de l’escalier médiéval.
Le rez-de-chaussée est divisé en deux nefs par une suite de grands arcs en plein cintre. L’étage comportait une grande salle sur la rue, et plusieurs pièces dont certaines chauffées par de petites cheminées.
chantrerie SOCIÉTÉ ARCHÉOLOGIQUE DU MIDI DE LA FRANCE
Chapou (place), n° 12 : voir n° 108 rue Delpech

Chapou (place) : voir n° 103 rue Delpech

Château-du-roi (rue du), Maison d’arrêt : voir Via (palais de)

Château-du-roi (rue du) (cad. CD.212 ; n° 104 rue Feydel)

Façade en pierre de taille de la fin du XIIIe ou du début du XIVe siècle : deux arcades de boutique en rez-de-chaussée et traces de trois grandes baies à remplage à l’étage. L’élévation latérale nord, sur la rue Feydel, a été entièrement reconstruite.

Château-du-roi (rue du), n° 10 (cad. CD.211)

Façade en pierre de taille de la fin du XIIIe ou du début du XIVe siècle. Au-dessus de deux arcades de boutique séparées par une arcade de porte, elle présentait sans doute deux niveaux de fenêtres géminées. Celles du premier étage avaient les mêmes piédroits moulurés que les grandes baies à remplage de la maison voisine : elles ont été remplacées par des croisées reprenant la même mouluration.

Château-du-roi (rue du), n° 15 (cad. CD.81 ; hôtel de Bodosquier )

Longue façade en brique du XIIIe siècle (?) à six grandes arcades en rez-de-chaussée et vestiges d’une série de fenêtres géminées à l’étage ; au-dessus des arcades, crochets métalliques régulièrement espacés.
Cour sur l’arrière et aile en retour. Les élévations sur cour conservent quelques éléments des transformations néo-gothiques du XIXe siècle.

Château-du-roi (rue du), maison dite " maison Ville " (cad. CD.176, détruite)

Classée M.H. en 1927, la maison s’est effondrée en 1940 ; les arcades qui subsistaient encore sur la rue ont été détruites en 1954.
Il s’agissait d’une construction en pierre que les photographies anciennes permettent d’attribuer au XIIIe siècle. Les fenêtres géminées sur la rue du Château-du-roi avaient été remplacées au XVe siècle par deux grandes croisées à double traverse. L’arcade de la boutique conservait au début du XXe siècle des étals en pierre et des vantaux assez semblables à ceux qui devaient exister au Moyen Âge.

Château-du-roi (rue du), n° 43 (cad. CD.99-101)

Façade en brique du XIIIe siècle à porte centrale, surmontée d’un jour pour éclairer le couloir, entre deux arcades de boutique ; vestiges d’une série de quatre fenêtres géminées à l’étage. La présence d’un entresol, indiquée par les deux jours en façade, a été vérifiée à l’intérieur.
La partie arrière de l’édifice conserve une élévation de la seconde moitié du XIIIe siècle, donnant sur la cour située derrière le n° 63 rue du Château-du-roi : à l’étage, il est possible de restituer deux fenêtres géminées surmontées d’un grand oculus en brique, et une porte à chaque extrémité. Le bâtiment a pu appartenir à un ensemble complexe comprenant également le corps sur rue du n° 63 et la " tour " du n° 2 rue du Four-Sainte-Catherine.
Décor peint : faux-appareil et vestige d’encadrement de porte conservés dans l’escalier actuel.

Château-du-roi (rue du), n° 58 (cad. CD.175 partie sud)

Deux maisons sur rue ont été englobées par l’hôtel du XVIIe siècle ; un troisième corps de bâtiment, en brique, ouvrant sur la cour par une grande arcade, s’enfonce profondément dans l’îlot. Sur la rue, partie gauche : grande arcade de boutique et arcade de porte sans embrasure du XIIe siècle ; partie droite : grande arcade de boutique et arcade de porte, vestiges d’une façade en pierre de taille un peu plus tardive que la précédente, à fenêtres surmontées d’une archivolte saillante (bûchée).
Fragment d’archivolte à têtes de clou remployé dans l’escalier. Chapiteau à feuille lisses et nervure perlée sur le corps arrière.

Château-du-roi (rue du), n° 63 (cad. CD.102)

Haute façade de la première moitié du XIIe siècle (?) en moellons équarris régulièrement assisés. Les clefs des trois arcades de boutique suivent la déclivité de la rue ; les deux niveaux de fenêtres étaient dépourvus de cordons. Le passage latéral donne accès à la cour où une porte à double ressaut à arête vive ouvre sur le niveau de soubassement.
Le bâtiment a pu appartenir au même ensemble que la partie arrière du n° 43 rue du Château-du-roi et que le n° 2 rue du Four-Sainte-Catherine.

Château-du-roi (rue du), n° 81-93 (cad. CD.107-110)

Le corps sur rue a été remodelé au XVIIIe siècle. Sur l’élévation arrière, grande arcade du niveau de soubassement et trace d’arrachement d’une voûte qui devait former une sorte de grande loggia ouvrant vers la vallée. La tour en brique, jumelle du n° 2 rue du Four-Sainte-Catherine, relevait peut-être du même édifice : elle présentait de grandes baies à remplage (elle est aujourd’hui entièrement dénaturée).
Vestige d’enduit peint à faux-appareil sur le départ de la voûte ; seconde tige des porte-bannes visible sur une photographie ancienne.

Château-du-roi (rue du), n° 98 (cad. CD.171)

Grande arcade de boutique et porte latérale du XIIe siècle. Un renfort placé derrière l’embrasure de la porte pourrait correspondre au couvrement d’un escalier droit disparu, avec des dispositions semblables à celles du n° 57 rue Clément-Marot. Dans la boutique, un pilier central en pierre de taille soutient les poutres du plafond.

Château-du-roi (rue du), n° 99-107 (cad. CD.346)

Façade en pierre de taille de la seconde moitié du XIIe siècle, à une porte latérale et trois grandes arcades de boutique dont les clefs sont au même niveau et ne suivent donc pas la déclivité de la rue. À l’étage, les vestiges permettent de restituer trois fenêtres géminées à arêtes vives, liées par un cordon d’appui.

Cheval-Blanc (rue du), n° 71 (cad. CH.546 ; rue Foucault)

Inscrit M.H. en 1996.
Édifice construit sur une parcelle traversante entre les rues Foucault et du Cheval-Blanc. Trois corps de bâtiment en brique entourent une petite cour exceptionnellement fermée par un simple mur écran du côté de la rue du Cheval-Blanc. La construction de la première moitié du XIIIe siècle a conservé des vestiges des bâtiments antérieurs. Le programme n’a pas été clairement identifié et il n’est donc pas sûr que l’on soit en présence d’une maison.
Cheminées superposées et conduit double, avec chapiteau à harpies ; plancher " bouveté " et cloison en brique ; plusieurs peintures murales conservées.

Cheval-Blanc (rue du), n° 93 : voir n° 230 rue Nationale

Citadelle (impasse de la), n° 4 (cad. CD.56)

Maçonnerie du XIe siècle ? La partie basse de l’élévation orientale est bâtie en moellons de tout venant, mêlés de fragments de brique et de pierres en remploi, non assisés et noyés dans le mortier ; la chaîne d’angle est en grand appareil de pierre de taille. Les piédroits de deux fenêtres géminées en brique établies postérieurement prouvent son ancienneté.
La maçonnerie a entièrement disparu sous l’enduit appliqué sur le bâtiment en 1995.

Clémenceau (rue Georges), n° 76 : voir n° 112-118 rue Nationale

Clément-Marot (rue) : voir n° 12 rue de la Daurade

Clément-Marot (rue), palais épiscopal (cad. CE.82 ; actuellement préfecture)

Du palais reconstruit à la fin du XIVe siècle, seules sont aujourd’hui visibles les grandes arcades du rez-de-chaussée sur la rue Clément-Marot, redécouvertes en 1941 puis restaurées. Les caves prouvent que le bâtiment médiéval avait la même emprise que le bâtiment actuel. L’étage devait être éclairé par de grandes baies à remplage dont les extrémités des cordons, bûchés, apparaissent sur l’angle nord-est. En 1511, le palais possédait une tour.

Clément-Marot (rue), n° 57 (cad. CE.301)

Maison à façade en pan-de-bois du XIIe siècle. Le rez-de-chaussée est ouvert par une grande arcade de boutique et une porte derrière laquelle se trouvait l’escalier droit en pierre montant à l’étage. Au cours des travaux de rénovation sont apparues les têtes soigneusement appareillées des murs latéraux, qui indiquaient que la façade était à l’origine en pan-de-bois. À l’étage, murs latéraux en moellons irréguliers à peu près assisés, avec quelques morceaux de brique ; grandes niches à arc non-extradossé descendant jusqu’au sol.

Clément-Marot (rue), n° 75 (cad. CE.302 ; n° 9 impasse Séguier)

Grande maison en brique du XIIIe siècle (?), à quatre grandes arcades de boutique sur la rue Clément-Marot et deux sur l’impasse Séguier. L’enduit laisse apparaître quelques vestiges de fenêtre au premier étage.

Daurade (rue de la), n° 12 (cad. CE.104 ; angle rue Clément-Marot)

Maison à façades en pan-de-bois du XIIIe ou XIVe siècle. Deux grandes arcades de boutique sur la rue Clément-Marot, deux grandes baies sous sablière sur la rue de la Daurade.

Les écharpes sur les angles et les assemblages à mi-bois et en queue d’aronde sont caractéristiques des pans-de-bois antérieurs à 1400. Les traces des cordons d’appui subsistent dans le hourdis alors que celles des cordons d’imposte ont disparu lors de la rénovation de la maison dans les années 1970.
Daurade (rue de la), n° 42 (cad. CE.106, 303)
Daurade (rue de la), n° 42 (cad. CE.106, 303)

L’édifice pourrait faire figure de modèle de la maison médiévale à plusieurs corps de bâtiment et cour. Construction entièrement en brique.
Au corps principal du milieu du XIIIe siècle, dont le rez-de-chaussée est réservé à une boutique, est ajouté quelques années plus tard une tour sur rue et un troisième bâtiment en forme de tour à l’arrière de la cour. Le quatrième bâtiment, projeté, n’a jamais été construit.

Sur la rue, les trois fenêtres géminées de droite correspondent à l’aula : elles sont dépourvues de jour d’écoinçon (la reconstitution sur celle du milieu est fautive) ; le chapiteau conservé, à grandes feuilles et boules regravées, est de tradition romane. Les deux fenêtres suivantes sont celles de la cuisine : le jour d’écoinçon correspond à des fenêtres de la seconde moitié du XIIIe siècle ; le chapiteau conservé est à crochets.

Grand degré à deux volées droites en équerre dans la cour ; galerie des latrines. Enduit peint d’un faux-appareil à fond jaune pour le deuxième état de l’aula, faux-appareil à fond blanc pour la chambre haute de la tour sur rue. Cuisine équipée d’une cheminée et d’un évier. Toiture du corps arrière à deux pans et pignons découverts à degrés.
daurade
Bibliographie : SCELLÈS (Maurice), Maison dite " du bourreau ", dans Archéologie et vie quotidienne aux XIIIe-XIVe siècles en Midi-Pyrénées : Musée des Augustins, 7 mars-31 mai 1990, Toulouse : 1990 ; p. 58-62 ; GARRIGOU GRANDCHAMP (Pierre), Demeures médiévales, Paris : 1992, p. 84-85 ; SCELLÈS (Maurice), L'architecture civile à Cahors aux XIIe, XIIIe et XIVe siècles, dans M.S.A.M.F., t. LV (1995), p. 96-100.

Daurade (rue de la), n° 46 (cad. CE.107)

Façade en pan-de-bois du XVIIe siècle ? Des dispositions médiévales, la maison conserve en particulier au niveau de la cave une structure circulaire maçonnée et voûtée dont la fonction est incertaine : silo, glacière, dépotoir...

Deloncle (rue), n° 58 (cad. CD.240)

Façade en grande partie reconstruite au XVe et XVIIe siècles. Vestiges de la maison du XIIIe ou du XIVe siècle dans les élévations sur cour.
Décor peint conservé dans l’escalier : faux-appareil et encadrement de fenêtre à petite arcature.

Deloncle (rue), maison détruite

Une photographie ancienne montre une fenêtre de la première moitié du XIVe siècle (actuellement conservée à Porte-Roque près de Saint-Cirq-Lapopie), à encadrement rectangulaire et lancettes, où subsiste une barre métallique d’imposte. La maison n’est pas précisément localisée dans la rue.
Chapiteau à têtes humaines ; culots à une figure masculine et une figure féminine.

Delpech (rue), n° 108 (cad. CE.285 ; n° 12 place Chapou)

Sur la rue Delpech, vestiges d’un bâtiment du XIIe siècle, en moellon équarri en rez-de-chaussée et brique aux étages, dans une longue élévation en brique du XIIIe siècle. Arcades de boutiques et portail, suite de cinq fenêtres géminées à l’étage, plusieurs porte-bannes conservés. Remaniements importants au XVe puis au XVIIe siècle.

Delpech (rue), n° 113 (cad. CE.286 ; place Chapou)

Haute maison de la fin du XIIe siècle. Sur la place Chapou, les deux arcades de boutique présentent une gorge sur l’angle ; les fenêtres des étages ont été remplacées au XVe siècle par des croisées. Sur la rue Delpech, l’élévation superpose à un rez-de-chaussée en moellon équarri, un premier étage en brique avec des encadrements de fenêtre en pierre et un second étage entièrement en brique.
Fenêtre ternée avec colonnettes et chapiteaux (masqués) conservée au deuxième étage.

Delpech (rue) n° 103 (cad. CE.286)

Portail du XIIe siècle ( ?). Le reste de l’élévation est entièrement enduit.

Docteur-Bergougnoux (rue du), n° 35 (cad. CH.598)

Les vestiges d’une grande arcade sont réapparus au rez-de-chaussée au cours de travaux de rénovation réalisés en 1989. Le chanfrein conservait une plaque d’enduit sur laquelle étaient peintes de fausses-briques reprenant exactement les véritables briques laissées apparentes au-delà.

Docteur-Bergougnoux (rue du), n° 40 (cad. CH.576 ; rue Dominici)

Classé M.H. en 1911.
Maison en brique du XIIIe siècle, modifiée au début du XVIe siècle par de belles croisées « Renaissance ». Un portail latéral et trois grandes arcades de boutique en rez-de-chaussée ; vestiges d’une suite de fenêtres géminées à l’étage. Sur la rue Dominici, le corps de bâtiment arrière présente une cheminée saillante.

Docteur-Bergougnoux (rue du), n° 77 (cad. CH.591 ; n° 74 rue Bouscarat)

Maison en brique du XIIIe (?) et tour en brique de la seconde moitié du XIIe siècle sur la rue Bouscarat. La maison sur la rue Bergougnoux a été partiellement détruite pour créer la cour actuelle. Porte (à double rouleau de briques) et grande arcade ; la façade a été entièrement enduite en 1989.

Dans la tour, chapiteau de la seconde moitié du XIIe siècle ; traces d’un décor peint à grands carreaux rouges et jaunes.

Docteur-Bergougnoux (rue du), n° 83 : voir n° 160 rue Nationale

Docteur-Bouscarat (rue du) : voir n° 160 rue Nationale

Docteur-Bouscarat (rue du) : voir n° 25-35 rue de l'Université

Docteur-Bouscarat (rue du), n° 74 : voir n° 77 rue du Docteur-Bergougnoux

Dominici (rue), n° 62 (cad. CH.555)

Haute élévation en brique du XIIIe siècle. La disposition des ouvertures restituables fait penser qu’il s’agit d’une élévation secondaire. Portail et grande arcade de boutique ; à l’étage, oculus trilobé dans un trumeau ; à l’extrémité droite, pierres évidées d’un demi-cylindre destiné recevoir une descente d’eau.

Dominici (rue) (cad. CH.577 ; rue du Docteur-Bouscarat)

Maison en brique de la seconde moitié du XIIIe siècle (?). Grand portail central, porte latérale. Les piédroits conservés à l’étage permettent de restituer quatre fenêtres géminées (refaites lors des travaux de rénovation de 1991) : elles pouvaient éventuellement être surmontées d’un jour d’écoinçon. Le bâtiment pouvait appartenir à un ensemble comprenant une cour centrale et un second bâtiment, aujourd’hui disparu, sur la rue du Docteur-Bergougnoux.

Cordon d’appui mouluré en grès.

Donzelle (rue), n° 20 (cad. CH.116)

Bâtiment en moellon équarri de la première moitié du XIIe siècle. Les deux fenêtres conservées (sauf leurs couvrements) montrent qu’il comportait en fait deux parties avec des niveaux légèrement différents, mais contemporaine ; porte en partie conservée avec des claveaux non extradossés. Le bâtiment est un jalon précieux de l’évolution de la mise en oeuvre du calcaire froid de Cahors dans les maisons du XIIe siècle.

Donzelle (rue), n° 46 (cad. CH.108)

Inscrit M.H. en 1996.

Maison à façades en pan-de-bois du XIIIe ou XIVe siècle. Grande baie sous sablière sur la rue Donzelle ; élévation latérale sur l’impasse en brique au rez-de-chaussée et au premier étage. Seule subsiste en fait la moitié gauche de l’élévation en pan-de-bois sur la rue Donzelle, qui se prolongeait sur la partie droite avec une différence de niveau de 1 m. Porte d’accès au logis restituable à droite.

Les écharpes sur les angles et les assemblages à mi-bois et en queue d’aronde sont caractéristiques des pans-de-bois antérieurs à 1400 ; hourdis de brique. Le deuxième étage, reconstruit au XVIIe siècle (?), présentait aussi à l’origine un encorbellement.

Enduits peints à faux-appareil à traits rouges sur fond jaune à l’entresol de la partie droite, à grand appareil rouge et jaune à traits noirs sur l’intrados d’une baie du deuxième étage.

Bibliographie : SCELLÈS (Maurice), Cahors (Lot). XIIIe-XIVe siècle. Maison à pan-de-bois..., dans Cent maisons médiévales en France (du XIIe au milieu du XVIe siècle). Un corpus et une esquisse, sous la direction de Y. Esquieu et J.-M. Pesez, Paris : 1998, p. 156-158.

Duèze (palais), n° 6-24 rue Saint-Barthélemy (cad. CD.315-318, 320-321, 323-326, 339-340 ; n° 3-6 boulevard Gambetta)

Classé M.H. en 1886.

Palais construit vers 1300 pour Pierre Duèze († 1326), frère du pape Jean XXII (1316-1334). Les ruines permettent de restituer les quatre corps de bâtiment qui entouraient la cour. La tour conservée s’élève dans l’angle nord-ouest ; le corps principal qui bordait la grand-rue (actuelle rue Saint-Barthélemy) a été démoli et remplacé par une série de maisons : le pignon sud subsiste cependant, avec les vestiges de la cheminée de l’aula. Un jardin s’étendait sans doute à l’emplacement du boulevard actuel. Rez-de-chaussée de la tour voûté d’ogives.
Culots sculptés de têtes d’animaux à la retombée de la croisée d’ogives du rez-de-chaussée de la tour ; fenêtre rectangulaire à remplage de la chambre de parement sur l’élévation sud.

Bibliographie : TAYLOR (Bon Justin), NODIER (Charles), CAILLEUX (Alphonse de), Voyages pittoresques et romantiques dans l'ancienne France. Paris : t. V, 1835, pl. 72 ; PARKER (John Henry), Medieval Architecture in Aquitaine ; in Continuation and Conclusion of previous Papers, dans Archaeologia, vol. XXXVI, tirage à part, Londres : 1856, p. 5 ; Congrès archéologique de France. XXXIIe session. Montauban, Cahors et Guéret, 1865, Paris : 1866 ; p. 385-387 ; MARTIN (Abbé), Mémoire des obits fondés pendant les XIIIe, XIVe et XVe siècles dans l'église du couvent des Frères prêcheurs de Cahors, dans Annuaire statistique et administratif du département du Lot, année 1877, p. 42 ; CANGARDEL (François), La tour de Duèze à Cahors, dans Réunion des Sociétés des Beaux-Arts des départements à la Sorbonne du 31 mars au 3 avril 1880, Paris : 1881, p. 152-156 ; DAYMARD (Joseph), Le vieux Cahors, Cahors : 1927, (1ère édition : 1909), p. 231-234 ; MALVESIN (Dom Bruno), Histoire de la Chartreuse de Caors : par le V. Père Dom Bruno Malvesin, annotée par le R.P. Dom Albert de Saint-Avit, Cahors : 1939, p. 353, 368-369 ; SCELLÈS (Maurice), L'architecture civile à Cahors aux XIIe, XIIIe et XIVe siècles, dans M.S.A.M.F., t. LV (1995), p. 106-111 ; Bulletin de l'année académique 1995-1996 [restauration d’une façade du palais Duèze à Cahors], dans M.S.A.M.F., t. LVI (1996), p. 317-318.

Épiscopal (palais ; actuellement préfecture) : voir rue Clément-Marot, palais épiscopal

Feydel (rue), n° 104 : voir rue du Château-du-roi

Feydel (rue), n° 100 (cad. CD.202)

Vestiges d’arcs et fenêtre géminée de la seconde moitié du XIIIe siècle laissés apparents lors de la réfection de l’enduit de la façade.

Fondue-Basse (rue), n° 13-19 (cad. CE.252-253-254 ; n° 24-32 rue du Maréchal-Joffre ; n° 12-16 rue Saint-Maurice)

Grand bâtiment en brique du XIIIe siècle (?), actuellement divisé en plusieurs immeubles. Quatre grandes arcades de boutique sur la rue Joffre, deux portes et au moins trois grandes arcades sur la rue Fondue-Basse.
L’élévation d’origine peut être restituée au n° 19, où l’enduit moderne a été enlevé lors de la rénovation de 1992 : au-dessus des deux arcades du rez-de-chaussée se trouvaient trois fenêtres géminées au premier étage, et deux fenêtres géminées encadrant un jour haut au deuxième étage.

Fondue-Basse (rue), n° 66 (cad. CE.337)

En 1988 subsistaient encore, dans les combles, des piliers chanfreinés en brique qui, dans l’état du XIIIe ou du XIVe siècle, devaient correspondre à un grand comble ouvert.

Fondue-Haute (rue), Hôtel de Ville (cad. CE.277)

Maison en brique de la seconde moitié du XIIIe siècle, conservant quelques vestiges d’un bâtiment en pierre du XIIe. Grandes arcades et porte sur la rue Fondue-Haute : les briques des grands arcs montrent des traces de taille au contact du chanfrein. Plusieurs fenêtres géminées peuvent être restituées à l’étage.

Chapiteau à feuilles naturalistes dans une fenêtre géminée conservée entière.
Fondue-Haute (rue), n° 83 (cad. CD.192)
Fondue-Haute (rue), n° 83 (cad. CD.192)
Les travaux de rénovation ont mis au jour à l’arrière du bâtiment, au deuxième étage actuel, un mur de brique du XIIIe ou du XIVe siècle dans lequel étaient placées des poteries, peut-être des vases acoustiques.

Fondue-Haute (rue) (cad. CE.8)

Les travaux réalisés en 1991 ont mis au jour une porte dont l’arc est constitué de briques épaisses de 9 cm. Le bâtiment se poursuivait peut-être sur la parcelle voisine (n° 284), où apparaissent, dans une élévation en brique, un jour haut au rez-de-chaussée, et à l’étage les piédroits et l’appui d’une fenêtre.

Foucault (rue) : voir n° 71 rue du Cheval-Blanc

Four (impasse du), n° 4-12 (cad. CD.68, 342 ; rue des Soubirous)

Maison en brique de la seconde moitié du XIIIe siècle (?). Une première porte et une seconde aménagée dans une grande arcade témoignent de modifications intervenues peu après la construction. Au dernier niveau du n° 4 ont été retrouvés plusieurs vestiges d’enduit peint.

Chapiteau fruste à corbeille lisse et boules, retrouvé en remploi ; décor peint à cercles noués inscrivant des marguerites.

Four-Sainte-Catherine (rue du), n° 2 (cad. CD.106)

Inscrit M.H. en 1991.

Bâtiment en brique à cinq niveaux, en forme de tour, de la seconde moitié du XIIIe siècle. L’élévation vers le Lot était régulièrement composée, avec en particulier deux niveaux de fenêtres géminées surmontées d’oculus et de roses. Le rez-de-chaussée était équipé d’une grande cheminée.

Le bâtiment pouvait correspondre à une « tour » en fond de cour relevant d’un édifice dont le corps principal aurait été le n° 63 rue du Château-du-roi, ou bien à une « tour-logis » formant le corps principal d’un édifice en fond de parcelle.

Chapiteau à crochets dans une fenêtre géminée de l’élévation nord ; fausses-briques peintes sur le chanfrein d’une petite fenêtre ; enduit peint à faux-appareil au rez-de-chaussée et aux étages ; porte-bannes.

Bibliographie : ANDERSEN (R.), Examples of the municipal, commercial and street Architecture of France and Italy from the 12th to the 15th century, measured and drawn by R. Anderson, architect, Londres : s.d. [circa 1875], pl. 9, 49 ; ENLART (Camille), Manuel d'archéologie française. II. Architecture civile et militaire, Paris : 1904, p. 254.

Four-Sainte-Catherine (rue du), n° 95 (cad. CD.89 ; n° 35 rue du Château-du-roi)

Grand bâtiment en brique de la première moitié du XIVe siècle, ayant fait partie du collège Pélegry fondé en 1368. Très remanié au cours des siècles, il conserve une fenêtre à remplage à peu près intacte, ayant la particularité de présenter une feuillure sur la face interne du réseau.
Chapiteau à feuillage, trumeau sculpté ; traces d’un faux-appareil à traits rouges sur fond blanc bleuté dans une embrasure de fenêtre au deuxième niveau.

Galdémar (place) : voir n° 53 rue Nationale

Georges-Clémenceau (rue), n° 76 : voir n° 112-118 rue Nationale

Halle (rue de la), n° 8 (cad. CE.240 ; angle de la rue Fondue-Basse)

Inscrit M.H. en 1925.

Maison en brique du XIIIe siècle, avec des vestiges d’un premier état. Une grande arcade de boutique sur la rue de la Halle, deux autres sur la rue Fondue-Basse.

Les fenêtres géminées ont été remplacées par des croisées au XVe siècle, en même temps qu’était ajouté un étage construit en moellons de tout venant et briques en remploi.

« Hôpital de Grossia » : voir n° 102 rue des Soubirous

Joffre : voir rue Maréchal-Joffre

Lastié (rue de) : voir n° 166 rue Saint-Urcisse

Lastié (rue de), n° 35 (cad. CH.54-55 ; n° 18 place Saint-Priest)

Grande demeure du début du XIVe siècle, construite en brique (actuellement entièrement enduite) ; deux bâtiments en L entre lesquels se trouve une cour séparée d’une seconde cour par un haut mur écran. Trois grandes arcades de boutique et une porte latérale sur la rue de Lastié (la place Saint-Priest a été créée au XIXe siècle). Quatre fenêtres à remplage peuvent être restituées au premier étage.
La structure de l’édifice ne peut s’expliquer qu’en imaginant plusieurs propriétaires se partageant le rez-de-chaussée du corps principal et les deux cours.

Chapiteaux à protomes, à feuilles naturalistes, à feuilles de chêne, à feuilles boursouflées ; fenêtre géminée à linteau (disparue).

Lastié (rue de), n° 52-62 (cad. CH.75-76, 78)

Grand hôtel en brique de la fin du XIIIe siècle, à quatre corps de bâtiment disposés en T, tour sur l’arrière du corps principal, cour d’entrée et cour d’agrément ou jardin. Deux arcades de boutique et portail sur la rue de Lastié. La construction de l’hôtel a nécessité le regroupement de trois parcelles. Le corps principal conserve une partie du bâtiment préexistant.

La façade sur la rue de Lastié fait écran à la structure de l’édifice en masquant l’articulation entre le corps principal et le corps d’entrée : sur les cinq ou six fenêtres à remplage du deuxième étage, seules les trois de gauche correspondaient à l’aula. Deux pièces à vivre en rez-de-chaussée ouvrant sur la cour arrière par des fenêtres géminées à colonnette de marbre. Voûtes du grand escalier conservées dans la cour d’entrée ; grande cave voûtée.

Fenêtres à remplage sous gâble, frise de feuilles de marronnier naturalistes, chapiteaux à feuillage ; décors peints à faux-appareils, à carreaux rouges, verts, jaunes et bandes blanches ; décor de bandes, chevrons et spirale peint sur les intrados extérieurs d’une fenêtre ; verres d’oculus jaune et lie de vin.

Bibliographie : ESQUIEU (Yves), La maison médiévale en France : état de la recherche, dans Bulletin monumental, t. 153 (1995), p. 118 ; SCELLÈS (Maurice). L'architecture civile à Cahors aux XIIe, XIIIe et XIVe siècles, dans M.S.A.M.F., t. LV (1995), p. 100-106.

Lastié (rue de), n° 68 (cad. CH.79)

Maison en brique du XIIIe ou du XIVe siècle. Fenêtre géminée conservée sur l’élévation arrière : chapiteau à petites feuilles au limbe creux.

Lastié (rue de), n° 117 (cad. CH.24)

Classé M.H. en 1924.

Maison à façade en pan-de-bois de la première moitié du XIVe siècle ; deux corps de bâtiment séparés par une cour. Baie de boutique et porte sur la rue. La façade a été restaurée en 1926.

Seul l’encorbellement révèle qu’il s’agit d’une élévation en pan-de-bois, dont les poteaux sont masqués au premier étage par le parement de pierre des trumeaux qui séparent les trois fenêtres à remplage.

Chapiteaux frises à petites feuilles molles ; la restauration des fenêtres à remplage rectangulaires a respecté la disposition d’origine de la partie vitrée supérieure, qui était placée en avant des volets de la partie basse.

Lestieu (rue) : voir n° 10 rue de la Halle

Libération (place de la), n° 3 (cad. CE.93)

Façade en pierre de taille de la seconde moitié du XIIIe siècle. Porte entre deux grandes arcades de boutique sur la place de la Libération ; à l’étage, vestiges de deux fenêtres géminées qui devaient être surmontées d’oculus circulaires. Les grands arcs offrent la particularité d’être réalisés en brique dans une élévation en pierre.

Chapiteau à feuilles naturalistes identique à celui qui est conservé dans l'actuel Hôtel-de-Ville.
liberation
Maréchal-Joffre (rue du) n° 24-32 : voir n° 13-19 rue Fondue-Basse

Maréchal-Joffre (rue), n° 66 (cad. CE.325)

Maison en brique du XIIIe ou du XIVe siècle. Vestiges d’une porte à archivolte moulurée (bûchée) sur le côté gauche, et de fenêtres géminées à l’étage.

Maréchal-Joffre (rue), n° 75 (cad. CE.280)

Grande demeure du XIIIe ou du XIVe siècle. La façade sur la rue Joffre a été alignée au XIXe siècle. Le passage latéral, voûté en berceau brisé, subsiste cependant.

Dans la cour, grand degré à pilier octogonal portant la galerie placée au-dessus. La première volée est moderne ; la deuxième volée est portée par un berceau rampant qui couvre l’escalier descendant à la cave.

Mirepoises (rue des), n° 71 (cad. CD.289)

Façade en brique, mêlée d’assises de pierre au rez-de-chaussée, de la seconde moitié du XIIIe siècle. Portail latéral, vestiges de deux fenêtres géminées à jour d’écoinçon à l’étage, qui présentent la particularité d’être couvertes par des arcs en plein cintre et d’être surmontées d’un arc de décharge.

Mirepoises (rue des) (cad. CD.290 ; rue Pierre de Bernie)

Maison en brique du XIIIe siècle (?). Vestiges de deux fenêtres géminées à l’étage.

Nationale (rue), n° 15-35 : voir n° 36 impasse Catonne

Nationale (rue), n° 43 : voir n° 46 impasse Catonne

Nationale (rue), n° 53 (cad. CE.216 ; place Galdémar ; impasse Catonne)

Inscrit M.H. en 1925.

Maison en pierre de taille du XIIIe ou du XIVe siècle, en grande partie reconstruite à la fin du XVe ou au début du XVIe siècle. Grande arcade de boutique et porte sur la rue Nationale, vestiges des cordons d’appui et d’imposte, et porte-banne à l’étage. Une cour sépare les deux corps de bâtiment dont les étages sont reliés entre eux par des galeries, la reconstruction ayant sans doute maintenu le parti antérieur.

Nationale (rue), n° 112-118 (cad. CH.627 ; n° 76 rue Georges-Clémenceau ; hôtel de Marcilhac)

Inscrit M.H. en 1925.

Grande demeure à façade en pierre de taille de la seconde moitié du XIIIe siècle et bâtiment en brique, en forme de tour, de la fin du XIIe siècle ou du début du XIIIe en fond de parcelle (n° 76 rue Clémenceau). Deux grandes arcades de boutique et portail central sur la rue Nationale, rez-de-chaussée en calcaire et étage en grès.

Chapiteau à corbeille à facettes et macarons, piédroits et arcs moulurés avec boules sur les congés dans une fenêtre géminée conservée dans le bâtiment arrière.

Nationale (rue), n° 124-128 (cad. CH.627, 622)

Maison en pierre de la seconde moitié du XIIe siècle. Deux grandes arcades de boutique et portail central sur la rue Nationale. Une suite de trois fenêtres ternées peut être restituée à l’étage.

Chapiteau à corbeille lisse.

Nationale (rue), n° 160 (cad. CH.589 ; angles rues du Docteur-Bouscarat et du Docteur-Bergougnoux, n° 83 ; hôtel Issala)

Vestiges d’un bâtiment du XIIIe ou XIVe siècle dans l’hôtel construit à la fin du XVe ou le début du XVIe siècle. Trois grandes arcades de boutique sur la rue Nationale, trois portes et une grande arcade sur la rue Bouscarat, une porte et un portail sur la rue Bergougnoux. La première porte sur la rue Bouscarat présente un arc réalisé en briques de 8 à 10 cm d’épaisseur.

Nationale (rue), n° 176-186 (cad. CH.586 ; n° 84 rue Bergougnoux)

Grande demeure du XIIIe ou XIVe siècle amplement remaniée au XVe siècle. Deux grandes arcades de boutique et portail central sur la rue Nationale ; arc du portail en briques épaisses de 8 à 10 cm. Le corps arrière, en forme de tour, est relié par des galeries à l’escalier en vis du XVe siècle.

Nationale (rue), n° 230 (cad. CH.547 ; n° 93 rue du Cheval-Blanc ; rue Foucault)

Maison en brique de la fin du XIIIe ou du début du XIVe siècle, amplement remaniée au XVIIe siècle. Deux grandes arcades de boutique et, à l’étage, une fenêtre à remplage conservées sur la rue Nationale ; porte sur la rue du Cheval-Blanc donnant sur une étroite cour aujourd’hui transformée en cage d’escalier.

Chapiteaux-frises à feuilles de marronnier sur la porte d’entrée.

Nationale (rue), n° 321-333 (cad. CH. 311-315, 319-324 ; dit « hôtel de Vayrols »)

Fenêtres inscrites M.H. en 1925.

Sans doute l’un des plus grands hôtels patriciens de Cahors, entièrement détruit, sans nécessité, en 1985 (façade remplacée par un pastiche où ont été remontées les fenêtres médiévales).

Corps principal sur rue en brique, de la seconde moitié du XIIIe siècle : portail d’entrée et plusieurs arcades dont la fonction n’est pas connue, sept ou huit fenêtres géminées à arcs trilobés et jour d’écoinçon à l’étage. Corps arrière en forme de tour, en brique, de la fin du XIIe ou du début du XIIIe siècle. Les autres bâtiments sont très mal connus.

Frises de feuilles de marronnier naturalistes sur les fenêtres de la façade ; chapiteau de cheminée à feuille d’armoise ; chapiteau à feuilles lisses et boules dans une fenêtre du corps arrière.

Petit-Mot (rue du), n° 20-34 : voir n° 19-35 rue du Tapis-Vert

Pierre de Bernie (rue) : voir rue des Mirepoises

Pont-Neuf (rue du) (cad. CE.96)

Angle d’un bâtiment du XIIIe ou du XIVe siècle à rez-de-chaussée en pierre de taille et étage en brique.

Portail-Alban (rue du), n° 66 : voir n° 6 rue Anne-Besse

Portail-Alban (rue du), n° 153 (cad. CD.138 ; angle rue du Château-du-roi)

Maison en pierre de taille de la seconde moitié du XIIe siècle (?), alignée au XIXe siècle sur la rue du Portail-Alban. Le dernier niveau, en brique, peut dater de la même époque ou bien avoir été ajouté au XIIIe ou au XIVe siècle. Deux grandes arcades de boutique sur la rue du Château-du-roi ; à l’étage, vestiges d’une porte et d’une fenêtre géminée.

Le bâtiment a peut-être appartenu à un vaste ensemble à plusieurs corps d’époques différentes disposés autour d’une grande cour : celui de la parcelle CD.140, en brique date du XIIIe siècle ; la parcelle CD.141 conserve d’importants vestiges d’un bâtiment en pierre de taille d’époque « romane ».

Piédroits et arcs moulurés à congés en boule, feuille, grappe de boules ou de feuilles, de « style figeacois ».

Préfecture (rue de la), n° 17 (cad. CE.81)

Grande demeure du XIIIe siècle (?). Sur la rue, trois grandes arcades de boutique et portail latéral souligné par un tore ; à l’étage, vestiges de fenêtres appartenant peut-être à un deuxième état. Le passage d’entrée est couvert par un berceau en plein cintre.

Préfecture (rue de la), n° 42 (cad. CE.26 ; angle rue Salvat)

Maison à façade en pan-de-bois (?) du début du XIIIe siècle. Élévation en brique sur la rue Salvat. Grande arcade de boutique et porte latérale sur la rue de la Préfecture. La reconstruction complète des étages de la façade à l’époque moderne laisse supposer l’existence, à l’origine, d’une structure en pan-de-bois.

Chapiteau à feuilles lisses et boules dans la fenêtre géminée conservée.

Préfecture (rue de la), n° 48 (cad. CE.24-26)

Bâtiment en brique, à deux niveaux de fenêtres géminées identiques, de la seconde moitié du XIIIe siècle. Deux grandes arcades de boutique, portail latéral sur la rue ; quatre fenêtres géminées à jour d’écoinçon restituables à chaque étage. L’édifice devait posséder une cour à l’arrière, aujourd’hui entièrement bâtie. Traces d’arrachement d’une grande cheminée au deuxième étage.

Badigeon blanc appliqué sur la maçonnerie de brique à joints coupés au premier étage ; enduit peint à faux-appareil à traits rouges sur fond jaune au deuxième étage ; décors de rinceaux sur les tympans des fenêtres ; porte-bannes conservés.

Préfecture (rue de la), n° 64 (cad. CE.24)

Bâtiment en brique, à deux niveaux de fenêtres géminées identiques, de la seconde moitié du XIIIe siècle. Trois grandes arcades de boutique sur la rue, quatre fenêtres géminées à jour d’écoinçon restituables à chaque étage. La façade prolonge celle du n° 48 : le bâtiment du n° 64, dépourvu de porte d’entrée, relevait peut-être du même édifice.

Traces d’enduit peint à faux-appareil dans les combles.

Saint-André (rue), n° 88 (cad. CE.72)

Maison de la seconde moitié du XIIIe siècle (?). Deux grandes arcades de boutique sur la rue, vestiges de fenêtres géminées à jour d’écoinçon à l’étage. La maçonnerie mêlait probablement brique et pierre sur certaines parties de l’élévation. Les impostes sont exceptionnellement réalisées en calcaire blanc.

Saint-André (rue), n° 94-112 (cad. CE.71 ; place de la Libération)

Sur la rue Saint-André, façade en brique, à deux niveaux de fenêtres géminées identiques, de la fin du XIIIe siècle. Portail latéral ; quatre fenêtres géminées à oculus polylobé à chaque étage.

Chapiteaux à crochets, à feuillage au limbe creux ; porte-bannes.

Saint-Barthélemy (rue), n° 6-24 : voir Duèze (palais)

Saint-Barthélemy (rue), n° 87 (cad. CD.14)

Maison de la première moitié du XIIIe siècle. Arcade de boutique et porte latérale sur la rue. Le cordon d’appui des fenêtres de l’étage est entièrement conservé.

Saint-Barthélemy (rue), n° 103-109 (cad. CD.19)

Vestiges d’une élévation en pierre de la première moitié du XIIIe siècle. Au rez-de-chaussée subsiste un pilier qui était placé entre deux grandes arcades de boutique ; départ d’une fenêtre conservé à l’étage.

Congés des chanfreins ornés d’une boule.

Saint-Laurent (impasse) (cad. CH.367)

Petite porte en pierre, sans chanfrein, datable de la première moitié du XIIe siècle (?).

Saint-Maurice (rue), n° 12-16 : voir n° 13-19 rue Fondue-Basse

Saint-Priest (place), n° 18 : voir n° 35 rue de Lastié

Saint-Urcisse (rue), n° 62-68 (cad. CE.169-170)

Maison en brique de la première moitié du XIIIe siècle. Sur la partie droite, l’étage médiéval a fait place au XVIIe siècle à une élévation en pan-de-bois. Au rez-de-chaussée, deux groupes formés d’une grande arcade et d’une porte ; quatre fenêtres géminées restituables à l’étage.

Le rez-de-chaussée correspondrait à une double propriété maintenant un parcellaire antérieur, alors que l’étage ne comportait qu’une seule grande salle.

Chapiteau à feuilles lisses et boules, congés des chanfreins et base ornés de boules ; chapiteau de cheminée à corbeille lisse.
sainturcisse
Bibliographie : SCELLÈS (Maurice), Cahors (Lot). Première moitié du XIIIe siècle. Maison en brique..., dans Cent maisons médiévales en France (du XIIe au milieu du XVIe siècle). Un corpus et une esquisse, sous la direction de Y. Esquieu et J.-M. Pesez, Paris : 1998, p. 153-155.

Saint-Urcisse (rue), n° 166 (cad. CH.122 ; rue de Lastié, place Saint-Urcisse)

Maison à façades en pan-de-bois du XIIIe ou du XIVe siècle (le pan-de-bois lui-même a été reconstruit au XVIIe siècle). La structure d’origine est conservée au rez-de-chaussée avec des piliers en pierre de Cahors à deux niveaux de coussinets : le rez-de-chaussée comportait un entresol fermé par un pan-de-bois dont une partie est conservée sur la gauche de l’élévation nord (hourdis de brique et vestiges du cordon de bois).

Salvat (rue), n° 6 : voir n° 42 rue de la Préfecture

Soubirous (rue des), n° 88 (cad. CD.250, 254)

Maison du XIIe siècle, remaniée aux XIIIe et XIVe siècles, façade entièrement rebâtie au XVe siècle. Grande arcade de boutique et porte latérale sur la rue. Édifice à deux corps de bâtiment séparés par une cour ; pierre de taille pour les parties conservées du corps sur rue du XIIe siècle, corps arrière en brique du XIIIe ou du XIVe siècle. Grand degré conservé dans la cour, traces d’une cuisine sur galerie équipée d’une cheminée et d’un évier ; latrines et fosse d’évacuation. Les dispositions des bâtiments et leur évolution montrent que l’édifice était composé de deux habitations distinctes se partageant le passage d’entrée et la cour.

Enduit peint à faux-appareil à traits rouges sur fond jaune ; verre de fenêtre orné d’un motif végétal peint à la grisaille.

Bibliographie : CHIHA (Grégory), ROUSSET (Valérie), SCELLÈS (Maurice). L’évolution d’une maison de Cahors du XIIe au XVe siècle : l’exemple du n° 88 rue des Soubirous, dans Archéologie du Midi médiéval, t. 15-16 (1997-1998), p. 107-133.

Soubirous (rue des), n° 102 (cad. CD.213, 252 ; dit « Hôpital de Grossia »)

Longue façade en pierre de taille de la fin du XIIIe siècle ou du début du XIVe siècle. Elle appartenait à un grand édifice dont l’emprise n’est pas connue. Sur la rue des Soubirous, deux arcades de boutique, une arcade enjambant la rue de Fouilhac, une grande arcade de boutique, une porte latérale ; à l’étage peuvent être restituées six fenêtres à remplage.

Chapiteau à petites feuilles de chêne ; cordon d’appui mouluré en grès ; tiges de porte-bannes.

Tapis-Vert (rue du), n° 18 (cad. CE.203 ; n° 18 rue Saint-Jammes)

Façade en brique du XIIIe siècle conservée dans une élévation en pierre de taille du début du XIVe siècle (?). Pour la partie gauche, en brique : porte et départ d’une arcade, vestiges de trois fenêtres géminées à l’étage ; pour la partie droite, en pierre de taille : portail et porte à linteau, une fenêtre à remplage conservée à l’étage et deux autres restituables.

Chapiteau à petites feuilles boursouflées ; tête d’évêque, provenant sans doute de l’archivolte d’une fenêtre, remployée dans la cour.

Tapis-Vert (rue du), n° 19-35 (cad. CE.197-198 ; n° 20-24 rue du Petit-Mot)

Grande demeure en brique du début du XIVe siècle (?), amplement remaniée au XVIIe siècle. Édifice à cour centrale. Deux portes et un portail sur la rue du Tapis-Vert ; cinq voire sept baies à remplage, de même dessin que celles du n° 18 de la même rue, restituables à l’étage.
Chapiteau à crochets à limbe creux remployé dans la cage d’escalier.

Tapis-Vert (rue du), n° 32 (cad. CE.209)

Maison en brique du XIIIe siècle. Porte sur la rue ; à l’étage, vestiges de trois fenêtres géminées liées par le seul cordon d’imposte. Une suite de trois arcades au moins, portées par des colonnettes doubles, ouvrait sur la cour.

Chapiteau à feuilles lisses dans une fenêtre géminée de la façade ; chapiteaux à corbeille lisse pour les arcades en rez-de-chaussée sur la cour.

Tapis-Vert (rue du), n° 46 (cad. CE.210)

Vestiges d’une façade en brique du début du XIVe siècle (?). Piédroit droit conservé d’un portail sur la rue, vestiges de trois fenêtres à remplage à l’étage.

Tapis-Vert (rue du), n° 55 (cad. CE.191)

Maison du XIIIe siècle. Les deux cordons d’appui restés apparents dans l’enduit moderne permettraient de restituer deux niveaux de fenêtres identiques.

Université (rue de l'), n° 25-35 (cad. CH.697 ; rue du Docteur-Bouscarat)

Grande demeure en brique du milieu du XIVe siècle (?), intégrant un bâtiment du XIIIe. Édifice amplement remanié au XVIIe siècle, à plusieurs corps autour d’une cour aujourd’hui bâtie. Quatre grandes arcades de boutique et porte centrale sur la rue Bouscarat ; cinq croisées à remplage restituables à l’étage. Sur la rue de l’Université, une croisée est conservée, et il faut peut-être en restituer deux autres. ; le bâtiment correspondant à la partie gauche montre des vestiges de fenêtres géminées et un coffre de cheminée saillant.

Variétés (rue des), n° 15 (cad. CE.136)

Partie d’élévation en pierre, du XIIe siècle, avec une porte sans chanfrein.

Vayrols (hôtel de, Tours de) : voir n° 321-333 rue Nationale.

Via (palais de), rue du Château-du-roi (cad. CD.73, actuellement Maison d'arrêt ; rue Devia)

Inscrit M.H. en 1922, 1996 ; classé M.H. en 1925.

Palais probablement construit dans la première moitié du XIVe siècle pour Pierre de Via († 1337), neveu du pape Jean XXII, et devenu siège de la sénéchaussée peut-être au milieu du XVe siècle. Longue élévation en brique sur la rue Devia : plusieurs portes, coffre de cheminée saillant, souche de cheminée polygonale à mitre (démontée)... Tour à trois élévations en grès, tournée vers le Lot : trois souches de cheminée (dont une démontée), fenêtres à remplage dont certaines ont conservé la traverse métallique au niveau des impostes... Le premier niveau de la tour est voûté d’ogives.

Le palais ne semble pas avoir eu de corps principal sur la rue du Château-du-roi : la tour, qui était doublée à l’ouest par un corps de bâtiment disparu, aurait été une « tour-logis » formant corps principal.

Bustes et animaux sculptés sur les cordons et à la retombées des archivoltes, chapiteaux et frises à petites feuilles de chêne et de cresson boursouflées.

Bibliographie: PARKER (John Henry), Medieval Architecture in Aquitaine ; in Continuation and Conclusion of previous Papers, dans Archaeologia, vol. XXXVI, tirage à part, Londres : 1856, p. 6 ; ALBE (Edmond), Autour de Jean XXII. Les familles du Quercy, extrait des Annales de Saint-Louis-des-Français : Première partie, VIe année, fasc. IV (juillet 1902), p. 1-56 ; Deuxième partie. I. Le frère et les sœurs du pape, VIIe année, fasc. I (octobre 1902), p. 57-102 ; p. 80, 83 ; DAYMARD (Joseph), Le vieux Cahors, Cahors :1927, (1ère édition : 1909), p. 215-218. Fouilles faites par M. Daymard au Château-du-roi à Cahors, dans B.S.E.L., t. XLV (1924), p. 132. MALVESIN (Dom Bruno), Histoire de la Chartreuse de Caors : par le V. Père Dom Bruno Malvesin, annotée par le R.P. Dom Albert de Saint-Avit